Peloton a peut-être trouvé son chevalier blanc. La décision du fabricant d’équipements de fitness de commencer à vendre ses vélos et autres accessoires par l’intermédiaire d’Amazon pourrait être un premier pas vers le rachat de la société par Amazon. C’est en tout cas ce que semblent interpréter les investisseurs – comment expliquer autrement l’envolée de 20 % de l’action Peloton à la suite de cette nouvelle ? La direction de Peloton doit également parier sur cette hypothèse. Sinon, l’accord de distribution pourrait finir par nuire à Peloton plutôt que de l’aider, en rappelant aux acheteurs qu’il ne s’agit que d’une entreprise parmi d’autres proposant des équipements d’exercice et des cours de fitness.

En effet, une recherche de vélos Peloton sur le site Web d’Amazon ce matin a donné comme première entrée un résultat sponsorisé pour un vélo MYX, un produit de The Beachbody Company, disponible à 1 399 $. En dessous se trouvait une annonce pour le vélo Peloton à 1445 $, et un peu plus bas sur la page, une annonce pour le NordicTrack d’iFit, actuellement disponible à 1199 $. Beachbody et iFit proposent tous deux des cours de fitness qui font concurrence à ceux de Peloton. La vente par l’intermédiaire d’Amazon pourrait aider Peloton à se débarrasser d’une partie de l’arriéré de stocks qui l’accable. Et comme l’inscription d’Amazon implique qu’elle a déjà pris possession de ce stock, l’opération pourrait avoir fourni à Peloton une précieuse injection de liquidités. Mais elle ne résout guère le problème fondamental que constitue le fait d’opérer sur un marché encombré avec un produit coûteux.